Bagneux

BAGNEUX

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HISTORIQUE DE L'EGLISE ST-PIERRE 

 

L’église Saint Pierre avait comme présentateur le chapitre Saint Pierre de Thouars.

Cette église du XVème siècle, avec son clocher mur présente un certain intérêt archéologique, dont quelques traces sur la façade du primitif. Autrefois ce clocher supportait deux cloches « Angélique » et « Dorothée ».

Elles furent en effet baptisées ainsi le 8 octobre 1758 en grande pompe par le curé Roger de Bagneux et le curé Dubois d’Argenton en présence de tous les paroissiens et paroissiennes.

Ainsi donc Angélique Marie de la Maisonneuve, épouse du hobereau local Jean François Girard, seigneur de Beauvais, donna-t-elle son prénom à la première cloche. Quant à la seconde, elle eut pour marraine Dame Dorothée de la Maisonneuve de Fougeray.

Les parrains, quant à eux, représentaient deux générations de l’aristocratie masculine locale : Henri Paul Heyaud, seigneur de la Rougerie et parrain de la première cloche et Jean Marie de Beauvais, fils du seigneur de Beauvais et parrain de la seconde.

Maintenant, une seule cloche est restée. Dorothée a disparu, probablement pendant la révolution.

Dans l’église, en retrait du chœur, avec son autel privilégié et ses magnifiques vitraux, on remarque ses deux chapelles : celle de Notre Dame et celle  du Sacré Cœur. Une messe, jadis y était dite chaque vendredi.

Il existe aussi, à l’intérieur de l’église, deux pierres tombales anciennes datant du  XVIII ème siècle. L’une d’entre elles est celle de Marie de la Maisonneuve, épouse de messire Jean François Girard, seigneur de Beauvais et autres lieux. Elle est décédée à l’âge de 40 ans, le   19-7Bre-1776. Priez Dieu pour le repos de son âme.

Quant à l’autre pierre tombale, l’épitaphe en est partiellement usée. Cependant, on peut y lire « Dorothée de la Maisonneuve de Fougeray, décédée âgée de 19 ans le 18 septembre 1767. Priez pour son âme ».

 

Bagneux est  une petite commune du Nord-Thouarsais coincée entre deux rivières : le Thouet et l’Argenton. Elle forme une butte qui atteint 63 m d’altitude. Son point le plus bas  est à 37 m. Le sous-sol de cette butte est constitué de « terre de cosse » (mélange de terre et de coquillages). Le bourg de Bagneux regroupe la majorité des habitations. Taizon est un lieu de regroupement également important. Depuis fin 1972, Bagneux  est rattaché à la commune d’Argenton l’Eglise.

 

Le petit bourg de Bagneux est pittoresquement blotti au creux de la vallée du Thouet.

Du sommet de la butte proche de l’agglomération, construite à l’emplacement d’une villa gallo-romaine, Villa Supra  Thoarium, en 1096, on découvre un large panorama sur les plaines de Thouars et de l’Anjou.

Bagneux appartenait autrefois aux marches communes de Poitou et d’Anjou et relevait de la sénéchaussée, de l’élection et du gouvernement militaire de Saumur.

 

L’EGLISE SAINT-PIERRE

L’église Saint-Pierre avait comme présentateur le chapitre Saint-Pierre de Thouars.

Ce modeste édifice, sans grand intérêt archéologique, hormis quelques traces sur sa façade,  du primitif édifice du XVème siècle, dresse au-dessus des maisons du bourg le clocher-mur surmontant son pignon.

Dans ses deux chapelles, celle de Notre-Dame et de Saint-Clair, une messe jadis était dite chaque vendredi.

 

L’ANCIEN LOGIS DE LA CAFFARDERIE

Quelques vestiges rappellent le souvenir du vieux logis de la Caffarderie, relevant jadis de Thouars.

Dame Marguerite Prévost en rendit aveu en 1650 et, en 1661, son fils Jean Fauton, avocat au parlement, auquel succéda Philippe Fauton. Vers 1735, le domaine ayant été saisi, fut acquis par le marchand Guy de Lavau.

Le deuxième fief de la Caffarderie appartenait en 1634 à Guillaume Prévost, en 1691 à Louis de Marconnay et, un peu plus tard à M. Cothereau, président de l’élection de Thouars.

  1. BEAUVAIS – En 1476, Guillaume Aubin, prêtre, rendit aveu de ce fief qui relevait du duché de Thouars. Jean Neau, en 1509, Antoine Pizon, son gendre, en 1514 et 1526. Le domaine passa, plus tard, aux mains des Brion, Charles, Pierre et René.

 

  1. FIEF TAIZON – A Taizon, la plus importante agglomération de la commune, le pont du XIIIème siècle, aux arches en cintres brisés et à double voussure, est inscrit depuis 1943 sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Des dîmes leur étaient dues aux chevaliers de Malte de la commanderie de Prailles, pour le franchissement du pont de Taizon contre une certaine quantité de seigle récolté sur les terres du Sault (Argenton l’Eglise).

Les habitants de Taizon étaient autrefois dits « sujets de la commanderie de Prailles ».

Bâtie au XIIIème siècle, au milieu du pont, une chapelle placée sous le patronage de Notre-Dame-de-Pitié ou de Notre-Dame-des-sept-Douleurs, avait son service assuré, à tour de rôle par les curés de Bagneux et d’Argenton l’Eglise.

La chapelle avait été construite par les soins du sieur Jacques Thibault et de dame Jeanne Mestreau, son épouse. L’évêque de Poitiers, Mgr de Saint-Aulaire, la visita le 8 juin 1763 et la trouva pourvue de tout ce qui était nécessaire au culte. Ce curieux petit monument fut détruit pendant la Révolution.

 

  1. Isaac Devaux, curé de Bagneux  au début de la Révolution, abandonna l’état sacerdotal et entra dans l’administration départementale.

  2. L’abbé Guerry, ex-curé de Cerizay, réfractaire au Concordat et qui donna longtemps du fil à retordre aux gendarmes lancés à ses trousses, fut arrêté en Vendée en mars 1808. Incarcéré à Niort et menacé d’être transféré  au fort de Ham, il se soumit finalement. En mai 1808, il fut nommé curé de Bagneux. Réclamé, quelques mois plus tard par les habitants de Beaulieu-sous-Bressuire, il quitta le pays thouarsais pour le Bocage.

Bien accueilli par ses nouveaux paroissiens et las de plusieurs année d’errances et d’aventures, il y vécut enfin dans une sage tranquillité.

 

En 1804, deux moulins à eau et un à vent fonctionnaient encore à Bagneux qui n’avait pas eu trop à souffrir de l’insurrection vendéenne. On y fabriquait – indique le préfet Dupin – des eaux de vie. On y faisait également « commerce de blé et de vin ». Un demi-siècle plus tard, on n’y trouvait qu’un seul moulin à eau.

Bagneux est associé depuis 1972 à Argenton l’Eglise.

La commune comptait 257 habitants en 1821, 244 en 1861, 317 en 1911, 240 en 1921, 284 en 1962, 215 en 1975 et 195 en 1982.

QUELQUES MOTS SUR BAGNEUX

 

Bagneux comportait environ 300 habitants  entre 1918 et 1939. Il fut construit une laiterie. Elle se nommait la laiterie de la « Baratte des Isles ». Elle se situait en bordure  de rive, juste à côté de la route de Bagneux-Taizon. Les laitiers ramassaient le lait dans les fermes de Bagneux et de Taizon. Puis à la démolition de la laiterie de la « Baratte des Isles » fut construit un moulin. Dans celui-ci on faisait de la farine pour les animaux. Il se situait en bordure de rivière. Puis au même endroit, il s’est construit une maison qui est encore habitée en ce moment. Le moulin a été reconstruit à Bagneux.

Après la guerre de 1918,  fut construit un monument aux morts qui existe toujours. Dans ces années-là Bagneux n’était pas une commune associée à Argenton l’Eglise, elle était indépendante, mais Taizon faisait partie de Bagneux.

Il existait une école publique aux Malaines de Bagneux. Quelques années après, il fut construit une autre école où habite M. BERTHONNEAU en ce moment. Il y avait un café « Chez Martineau » ainsi que plusieurs petites épiceries (Giraud, etc…). Il existait aussi un syndicat agricole qui était à la place de la salle des fêtes en ce moment. Il existait également un souterrain qui allait du château de Beauvais au château de Luc (petit village situé à côté de Saint Martin de Sanzay). Un autre château existe : Le château de la Rogerie. Il existait au bout du village des caves souterraines. Lorsque la route de Bagneux fut reconstruite, la route s’est écroulée. Il existait aussi de grosses fermes.

 

LA ROGERIE

La Rogerie est une ferme fortifiée qui, d’après ses propriétaires, Monsieur et Madame RAHOUL, daterait « d’avant la poudre à canon ». Ses vestiges permettent de dire que certains bâtiments peuvent remonter  aux 12ème et 13ème siècles.

Elle est entourée de douves. Une tour permet de voir loin à l’horizon et de monter aux étages. Elle est placée sur le côté de l’habitation. Les escaliers du bas sont en pierre et se terminent en haut par un escalier en bois. Pourquoi deux matériaux ? Peut-être à cause du poids ou bien d’une reconstruction…

On voit aussi un pigeonnier ou  fuie, en bon état de conservation. A l’intérieur, de l’habitation, les plafonds sont en bousillage : mélange de terre et de lattes de bois.

Sur un angle de la maison, se trouve une pierre sculptée que la tradition appelle « Le Dieu des Eaux ».

Madame RAHOUL nous dit qu’il y avait autrefois cinq maisons fortes : le château de Beauvais, La Rogerie, Les Maleines et Clavière. Toujours selon elle, La Rogerie aurait été habitée par un « Pot-Boursier », sorte de percepteur.

 

 

BAGNEUX, con de Thouars. — Villa Supra Thoarium sita Benniolus vocata, 1096 (arch. d’Anjou par Marchegay, I, 374). — Sanctus Petrus de Bagnois,1122. — Boigneos, v.1130 (cart. St Laon de Thouars). — Banolium, 1166. — Beygneus, 1330 (gr.-Gauthier). — L’heustel de Baigneux appelé la Couldraye, relevant de Montreuil Bellay, 1396 (arch.hist. Poit. XIX, 204). — La maison de Bagneux appelée la Caffarderie, relevant de Thouars, 1634 (chartr. de Thouars). — Baigneux (Cass.).

Bagneux faisait partie des Marches communes de Poitou et d’Anjou, de la sénéchaussée et du gouvernement militaire de Saumur. Il dépendait de l’archiprêtré de Thouars  et de l’élection de Saumur, généralité de Tours, 1766 (dict. d’Indre et Loire   par Carré de Busseroles, t. VI, 169).

 

 

LE PONT DE TAIZON

 

A la fin du mois d’août 1944, les allemands firent sauter la partie centrale du pont de Taizon pour protéger leur retraite. Destruction à peu près inutile, la rivière pouvant, au même endroit, être passée à gué. De cet important ouvrage de plus de 200 m de long, il ne reste que les culées et cinq voûtes de décharge sur la rive droite du Thouet. La partie détruite comportait quatre arches à intrados ogival, portées par des piles massives terminées par des avant-becs triangulaires arasés en glacis et des arrière-becs trapézoïdaux. Comme celles qui subsistent, les voûtes manquantes avaient des bandeaux à rouleau avec ressaut du rouleau supérieur, disposition analogue à celle que l’on retrouve au pont de Saint-Généroux.

Une chapelle dédiée à Notre-Dame-de-la-Pitié ou des Sept-Douleurs était bâtie au milieu du pont. Elle avait été érigée par les soins et aux frais de Jacques Thibault et de Dame Jeanne Mestreau, son épouse. En service jusqu’à la Révolution, elle fut détruite pendant celle-ci.

 

 

Donation de la terre du Pont de Taizon faite à l’aumônerie de Thouars par Olivier Penet Chevalie. 1222.

 

DE PONTE DE TAISUM

OMNIBUS LITTERAS ISTAS INSPECTURIS OLIVERIUS PENET MILES SALUTEM IN DOMINO. NOVERITIS QUOD EGO DEDI DEO ET HELEMOSINARIE DE THOARCIO TERRAM ILLAM DE PONTO DE TAISSUM QUE EST ANTE TERRAM QUAM OBERTUS, DEFUCTUS FRATER EJUSDEM HELEMOSINARIE, DEDIT DICTE HELEMOSINARIE. QUOD DONUM CONCESSIT DICTUS OLIVERIUS MILES PRO REMEDIO ET SALUTE ANIME (SUE) IN PERPETUUM ANNO DOMINI M CC XX II.

 

Le Pont de Taizon

A tous ceux qui liront cette lettre, Olivier PENET, chevalier adresse son salut dans le Seigneur. Vous saurez que moi j’ai donné à Dieu et à l’aumônerie de Thouars la terre du Pont de Taizon qui est avant la terre qu’Obectus, défunt frère de cette même aumônerie a donné à l’aumônerie susdite.

Et ce don, le dit chevalier Olivier l’a fait pour la défense et le salut de son âme pour l’éternité en l’année 1222 de notre Seigneur.

 

 

UN ACTE DE COURAGE EN 1907

 

Ce texte retrouvé dans les registres du Conseil Municipal raconte ce qui suit : à Bagneux, un petit garçon a glissé sur une pierre puis est tombé dans le Thouet. Deux femmes ont décroché un bateau  et sont allées le sauver avant que l’enfant ne passe les vannes du moulin…

 

Mr  le Maire fait part au Conseil Municipal d’un acte de courage accompli par deux femmes de la localité, acte qui mérite d’être porté à la connaissance de l’Administration dans le but d’une récompense.

Le jeune Boisseau Marcel, âgé de 8 ans, en allant porter le repas d’une laveuse, a glissé sur une pierre humide et est tombé dans le Thouet, au Moulin de Bagneux, à une assez grande profondeur. Le  courant l’a entraîné sous les vannes, ouvertes à ce moment, et il allait infailliblement périr. Deux laveuses, les femmes Bernier François et Réveillaud Charles, n’hésitant pas un seul instant, détachèrent un bateau et, malgré leur inexpérience et au risque d’être emportées par le courant, se portèrent au secours de l’enfant. Après bien des efforts, elles furent heureuses de le retirer de l’eau avant que l’asphyxie ait accompli son œuvre.

A l’unanimité, le Conseil Municipal vote de chaleureuses félicitations à ces deux courageuses personnes et prie l’administration supérieure de vouloir bien faire obtenir une médaille de sauvetage à la femme Bernier François et  à la femme Réveillaud Charles.

 

 

A L’INTERIEUR DE L’EGLISE

Dans l’église, il existe deux pierres tombales anciennes datant du 18ème siècle. Parmi ces deux, il y a celle de Madame de Maison Neuve, épouse de  Messire Jean François   Girard, Seigneur de Beauvais et autres lieux. Elle est décédée le 19-7-1760. La pierre usée porte aussi la mention « Priez Dieu pour le repos de son âme ».

 

 

A L’INTERIEUR DU CIMETIERE

Le cimetière possède également une tombe peu ordinaire. Il s’agit d’un gros bloc rectangulaire où l’on peut encore lire, difficilement :

 

LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE,

CHARLES FIEZ

LIBRE PENSEUR

FRANC-MACON AU GRADE DE MAITRE

ET MEMBRE FONDATEUR DE LA SOCIETE

FRANCAISE DE SAUVETAGE DE SAUMUR

MAIRE DE BAGNEUX

DECEDE A TAIZON LE 7 JUILLET 1884

DANS SA 87ème ANNEE.

 

 

CANTON DE THOUARS

 

23 communes — 18.484 habitants — 30.193 hectares

œ

Bagneux, c. , 380 hab., 11 kil. de Thouars, Argenton l’Eglise 5 kil. et Brion-sur-Thouet  5 kil. voit. Pub. Bouillé-Loretz à Thouars.

Situé sur un mamelon, à mi-chemin entre le Thouet et l’Argenton, Bagneux n’offre aux touristes qu’un portail du XVII èmesiècle et les restes du château de Bauvais.

De la butte proche du bourg où était un signal géodésique, on jouit d’un magnifique coup d’œil sur les plaines du Thoursais et de l’Anjou.

La fontaine du Tertre toute proche donne des eaux réputées dans la région pour guérir les maladies d’yeux.

Le pont de Taizon sur le Thouet est fort intéressant. Il remonte au moyen âge mais la date de sa construction n’est pas exactement connue.

 

Bilazais,c., 130 hab., 12 kil. de Thouars, Oiron   3 kil. et Pas-de-Jeu 7 kil.

Une fontaine sulfureuse jouissait jadis d’une certaine renommée. Les eaux en étaient employées en bains à l’hôpital d’Oiron.

Vins estimés.

 

Brie, c., 469 hab., 17 kil. de Thouars, Saint-Jouin-de-Marnes et Pas-de-Jeu 8 kil.

Autour de Brie s’étendent les marais de la Dive dont quelques uns sont encore inondés presque toute l’année.

Château de la Razelière.

 

 

NOMS DE LIEUX A BAGNEUX

 

L’ancien cadastre de Bagneux, celui qui fut dressé au début du 19ème siècle, nous a permis de relever tous les noms de lieux concernant   la commune. Nous avons tenté d’en expliquer certains.

Les noms liés au relief : Les Basses Terres, Beauregard (terres élevées permettant une vue panoramique), Lavaux (vallée), Sur Les Caves, La Vauzelle (petite vallée).

Les noms liés à la nature du sol : Les Groches (terrain caillouteux), Lardillon (terrain argileux), Les Terres Fortes.

Les noms liés à la présence de l’eau : Touet (Thouet),   Pré des Fossés, Le Pont Du Gué (passage de la rivière à pied), Les Coulées (rigoles), Les Sourdis (sources), Sur la Noue (terrain fréquemment innondé), Les Deux Reues (les deux roues d’un moulin), Les Thoès (Thouet),  Les Casses (flaques d’eau).

Les noms liés à la forme des champs : Le Pointeron ( se termine par une pointe), Les Longées (terrains tout en longueur).

Les noms désignant les plantes qui occupent les lieux : Les Ajoncs, Le Vieilles Plantes, Le Chêne, Les Plantes, La Pièce du Paré (culture du lin ou du chanvre), Les Landes (terrain inculte).

Les noms rappelant les prés pour l’élevage : Les Prères, La Prée de Norieau (Norriain : pacages en Poitou), Le Pré Des Palnois, La Prée, La Prée de Beauvais, Le Grand Prés.

Les noms liés aux méthodes culturales : Rezon (raise : sillon), Raige Court (sillon court).

Noms liés au pâturage : Les Patis, Le Patis de la Roulette.

Les noms liés aux enclosures (champs clos de haies ou de murs) : L’Enclos Gérard, Sur Le Clos, Le Clos De Riou, Le Clos Pineau, Le Parc, Le Clos De Beauvais.

Les noms liés à l’église (terres appartenant au clergé avant 1789) : Le Champs De La Cure, Les Champs Des Prêtres, La Pièce De l’Eglise, Les Dixmes (la dime : impôt religieux).

Un nom lié à la vigne : Sous Les Vignes.

Autres noms relevés l Les Barbines, Le Landreau, Crot,   Champ Morand, Les Grêlons, La Rabière, Le Paisseau, Le Réchaud, La Harie, La Rogerie, Le Champ de Rion, Le Sac, Les Abeilleraies, Les Malaines, Les Allardes, Les Giviers, Les Gauduches, Les Gruches, Les Défroux.

Et pour terminer, un peu de joie, ave Le Pré de la Danse…

HISTOIRE DE L’ECOLE DE BAGNEUX

 

La première mention des problèmes de l’instruction scolaire apparaît  dans le compte-rendu du Conseil Municipal du 7 mai 1839.

« … à inviter l’assemblée à prendre en considération l’instruction primaire de la commune qui ne fait aucune prospérité,,, que les jeunes personnes des deux sexes ne profitent aucunement des avantages de la loi sur l’instruction primaire, bien que le paiement qu’ils font à ce sujet, n’est que avantageux à la commune de Saint Martin de Sanzais, à qui la commune de Bagneux  est réunie pour l’instruction. Puisque aucun individu des deux sexes ne se sont présentés pour l’école dans la crainte des grandes eaux en hiver où il faut passe la rivière au moins huit mois de l’année en bateau dans les risques de périr don il y a quatre ans trente cinq personnes ont fait naufrage, et sans le courage du meunier qui les a retiré une grande partie, qui auraient péri tous emportés par le courant, le bateau a été rendu à la chaussée du Moulin de Saint Martin une demi-heure après entre deux eaux de prendre encore en considération que les quatre mois de l’année où la chaussée n’est pas toujours libre ce sont les métives les vendanges auxquelles les gens des campagnes sont occupés ; et que pour remédier à un si grand inconvénient, il serait nécessaire que la commune eût une école de filles, c’est-à-dire un instituteur pensant que l’école d’un homme ne peut avoir lieu par petitesse du nombre de la population, et que une école de filles qui montrerait à la jeunesse à prier Dieu, le catéchisme, les instructions pour la moralité, les premiers éléments de la lecture et de l’écriture… »

Nouvelle tentative en 1860.

« … Le maire a exposé à son conseil qu’il était de toute nécessité que la commune se pourvoit d’un instituteur communal pour les raisons que tous les ans, dans la saison de l’hivers, moment le plus lucratif pour les campagnes, les enfants sont dans l’impossibilité de pouvoir passer la rivière du Thouet à moins de s’exposer tous les jours à de nouveaux accidents ; à moins qu’il viennent passer au pont de Taizon, ce qui leur ferait faire six kilomètres de distance. De plus cette commune a toujours été privée d’instruction faute d’instituteur, car la population de cette commune est presque ilettrée… »

Réponse de l’Inspection Départementale :

« … Bagneux n’est qu’à 1200 mètres au plus de Saint Martin de Sanzay. Cette proximité et le faible chiffre de la population provoqueraient sa réunion à Saint Martin si ce n’étai en fait déjà accompli. Ces deux motifs repoussent donc l’idée de la disjonction demandée.

Il est vrai que les enfants de Bagneux sont parfois obligés, à causes des crues du Thouet, de faire 5 ou 6 kilomètres pour se rendre à l’école de Saint Martin, et n’y vont point alors. Mais ces cas sont fort rares et n’interrompent la circulation directe que pendant deux ou trois jours. Plusieurs communes, celle de Missé entre autres qui est partagée en deux portions à peu près égales par la même rivière, sont sujettes aux mêmes accidents et ne s’en plaignent pas. Il n’y a pas là une raison suffisante pour imposer… »

Heureusement, les choses vont évoluer après de nombreuses demandes… en 1877.

Voici une délibération du Conseil Départemental, signée par l’Inspecteur d’Académie.

« … Après avoir pris connaissance du rapport de M. l’Inspecteur d’Académie et entendu les explications de M. le Président, le Conseil départemental décide, conformément à l’art. 2 de la loi du 10 avril 1867 la création d’une école mixte à Bagneux… »

 

 

BAGNEUX : LA BAIGNADE

 

Quelles sont les origines et la signification du nom du village de Bagneux ?

La petite butte calée dans le confluent de l’Argenton et du Thouet, étirée du nord-est au sud-ouest sur environ 2 km et culminant à une vingtaine de mètres seulement au-dessus de la plaine environnante, a sûrement dû constituer très tôt un site favorable à l’habitat, en particulier sur le versant abrité du sud-est, là ou justement se sont implantés les villages de Clavière et de Bagneux. A partir de quand ? On ne saurait le préciser.

La première référence écrite retrouvée à ce jour date de l’époque mérovingienne : « Bannolus (695) (1). Plus tard, au 11ème siècle, au moment où se constituent la plupart des villages de nos campagnes, on voit apparaître en 1095 la mention «Villa supra Thoarium sita Benniolus vocata » (2) (Village situé au-dessus de Thouars appelé Benniolus). Quelques décennies après, en 1122, on apprend le nom du saint patron de la paroisse : « Sanctus Petrus de Bagnois » (3). En 1300 le nom moderne du village apparaît : «  Baygneus » (4). Et c’est-ce non que l’on peut suivre, presque sans changement, au cours des siècles suivants.

On relève le nom de « Baigneux » dépendant de Montreuil-Bellay en 1396 (5). A la fin du 18ème siècle et jusqu’aux toutes premières années du 19ème siècle, les actes de l’état civil sont ceux de la paroisse puis de la commune de « Baigneux ». On précise parfois encore dans les années 1750 « Saint Pierre de Baigneux en Marches » (la commune se situait en effet dans les Marches du Poitou et de l’Anjou). Ce n’est qu’à partir de l’époque du premier empire que le nom moderne de « Bagneux » s’imposa définitivement.

Ce rapide voyage à travers le temps permet donc de connaître l’histoire du nom du lieu (toponyme) Bagneux. A l’origine, il s’agit d’un nom latin formé sur balneolum (dérivé de balneum), pouvant signifier bains, sources ou plus probablement ici  baignades. Bagneux désignerait donc tout simplement une baignade dans le Thouet.

Nombreuses sont les autres localités  dont les noms dérivent du même mot latin. Il existe au moins  8 communes dénommées Bagneux en France, en premier lieur celle toute proche qui se situe à l’entrée sud de Saumur (Balneolae : 1087). Sans compter las Bagnault (Deux-Sèvres), Bagneaux (Seine et Marne), Bagnot (Côte d’Or) ; tous les Bagnol, Bagnoles, Bagnolet, Baignes, et même Bignous (Vienne) ; et sans oublier enfin les Bains et Banyuls.

Mais au fait, colle à laquelle M. le Maire lui-même ne sait pas répondre précisément : comment s’appellent les habitants de Bagneux ? Les Bagnolais ? Les Bagnoliens ? Je préfèrerais pour ma part tout simplement Baigneux, ce qui donnerait Baigneuses au féminin.

  1. A. Dauzat et C. Rostaing : Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France

(2,3,4,5) B. Ledain : Dictionnaire Topographique des Deux-Sèvres

PIERRE TOMBALE

 

LOCALISATION :

  • dans l’église St Pierre (XVème siècle) à Bagneux.

DATE DE CREATION :

  • 1760.

DESCRIPTION :

  • pierre tombale en tuffeau,

  • des bancs sont positionnés dessus,

  • 2 pierres tombales anciennes datant du 18ème siècle : — celle de Madame de la Maison Neuve. Inscription :

« Madame de la Maison Neuve Epouse De Messire Jean François Girard Seigneur de Beauvais et autres lieux Agée de 40 ans Décédée le 18-7 BRE Priez Dieu pour le repos de son âme ».

 

— celle de Dorothée de la Maison Neuve. Inscription :

« Dorothée de la Maison Neuve Epouse Fougeray Agée de 49 ans Décédée le 13 septembre 1767, Priez pour son âme ».

  • L’épitaphe est partiellement usée. Une cloison fermée par une porte divise la pierre.

  • Portail de l’église d’origine en bois.

ACCESSIBILITE :

  • par l’église mais elle est fermée à clef.       

STATUT :

  • communale.

ETAT GENERAL :

  • moyen état. Certaines lettres sont difficiles, voire impossibles à identifier.

Source  Maurice Poignat Le pays thouarsais

étude historique,  économique et géographique faite en 1991

par la classe de 6ème du collège Molière de Bouillé Loretz et leurs 3 professeurs.